Les médias qui se présentent comme étant « nationaux » ou « indépendants » font beaucoup de bruit ces temps derniers autour de l’idée d’une alliance pour les prochaines élections générales. Le Parti Travailliste ne se laisse pas distraire par toutes ces spéculations et continue son travail afin de consolider l’œuvre déjà réalisé au cours de ces dernières années.
Dans tout ce tintamarre dans les médias, l’essentiel est en effet oublié, sinon escamoté : c'est-à-dire les véritables défis que la société mauricienne doit relever afin de poursuivre sa marche vers le progrès social et l’épanouissement individuel au sein d’une société d’égalité de chances pour tous.
En effet, le travail à abattre est immense, surtout dans un contexte international marqué par la crise économique et une reprise encore très timide et fragile.
Quels sont quelques-uns de ces défis ?
1. Tout d’abord consolider, diversifier et moderniser notre économie
L’objectif ici est de monter en gamme afin de créer des perspectives d’emplois satisfaisantes pour une jeunesse de mieux en mieux formée.
Par ailleurs Maurice doit consolider sa place de plaque tournante dans cette partie du monde au niveau des affaires, du commerce et des finances.
Un travail énorme a été déjà abattu à ce niveau grâce à une diplomatie économique extrêmement active s’inspirant du dynamisme du Premier Ministre.
Maurice est aujourd’hui une voix respectée au sein des forums internationaux, qu’il s’agisse des Nations Unies, de l’Europe, de l’Afrique ou des institutions privées internationales. Cela permet de défendre nos intérêts et de profiter des opportunités qui s’ouvrent par exemple dans le domaine de la protection de l’environnement ou des économies énergie en mettant en avant notre programme de « Maurice Ile Durable ».
2. Autre défi important : celui de l’éducation et de la formation où des bonds significatifs ont été réalisés par le gouvernement de l’Alliance Sociale. Dossier important car notre société progressera au même rythme que l’éducation et la formation de ses membres.
Il s’agit de créer les meilleures structures pour l’accompagnant du jeune de la maternelle à l’université, sans stress mais au contraire dans la joie et la sérénité car la découverte de la connaissance doit être un mouvement de plaisir.
Déjà tous les mauriciens qui réussissent à leurs examens de la HSC sont assurés d’une place dans les institutions tertiaires pour terminer leurs études. C’est la culmination de la politique de démocratisation de l’enseignement. Il s’agit maintenant d’assurer que tous les mauriciens puissent accéder à cet enseignement dans les conditions appropriées avec un programme de soutien à l’égard des plus faibles. L’éducation est le fondement d’une vie personnelle réussie, d’une vie sociale remplie et d’une société d’opportunités pour tous. Des jalons importants ont été posés dans la politique visant à faire de Maurice un centre régional de formation et d’excellence avec l’arrivée de nombreuses universités étrangères, dont des écoles de formation de médecins, d’ingénieurs et de scientifiques. Ce mouvement doit être développé et consolidé. Comment et dans quelles conditions? : voila un autre sujet de débat.
3. Renouveler et transformer, notre industrie sucrière en industrie de la canne avec une forte participation de tous les « stakeholders » afin qu’elle devienne véritablement une industrie au service de la nation : un pas décisif a été accompli sur cette voie avec la prise de participation à hauteur de 35% des planteurs, laboureurs, artisans et cadres dans cette nouvelle industrie qui a retrouvé sa profitabilité. Il faut continuer ce processus de « démocratisation » pour utiliser un terme, au départ maudit par les partisans du statu quo mais aujourd’hui accepté par tous. Voila encore un domaine où le Parti Travailliste au pouvoir a innové en entrainant avec lui l’adhésion de la population.
Le travail n’est pas encore terminé dans ce secteur. Il reste encore la question de l’énergie à régler. Il est question de trouver une solution juste et équitable pour la population, tout en assurant un profit raisonnable aux producteurs indépendants d’énergie, (IPP) dont les actionnaires sont surtout les propriétés sucrières.
Il est temps que « l’industrie mère » fasse l’effort nécessaire pour être vraiment une industrie nationale ayant une conscience sociale. C’est une question d’attitude et de comportement qui nécessite un changement de « mindset ». C’est une question d’ouverture sur la société ; Il faut volontairement abandonner la mentalité de « forteresse assiégée » pour se fondre dans la nation, en toute égalité, en attendant de le faire en toute fraternité !
4. Comme nous sommes sur le plan de la création d’une conscience nationale fondée sur la reconnaissance de l’autre, sur l’ouverture intellectuelle et culturelle, il est important que les travaux de la Commission Justice et Vérité progressent rapidement et apportent les éléments pour une compréhension plus profonde de l’histoire et de l’apport de chacun à la création de la nation.
Ce travail donnera la perspective voulue à la loi sur l’égalité des chances (Equal Opportunity Act) qui a été votée sous l’impulsion du Premier Ministre.
Loi révolutionnaire qui n’apportera pas un changement immédiat à la société mais qui met en place des paramètres pour un traitement égal de tous devant la loi, devant l’emploi dans tous les secteurs, gouvernement ou privé, devant l’éducation, devant la santé etc.
C’est une loi qui apporte avec elle la reconnaissance de la dignité de chacun et du respect par tous de cette dignité.
C’est là le fondement de la nouvelle société mauricienne, surmontant les vestiges et les reliques du passé sur tous les plans : économique, culturel, psychologique, historique et comportemental afin de créer une entité nouvelle dynamique ouvrant sur la modernité. Une société reléguant au musée des horreurs les divisions fondées sur la race, la religion, la communauté ou les castes pour ne reconnaître que des citoyens mauriciens égaux en droits et en devoirs et travaillant dans la fraternité. Sans oublier de régler dans le même sens la question de l’égalité de la femme et du respect de sa personne et de sa différence.
5. Voila quelques uns des chantiers qui nous attendent comme citoyens mauriciens et sur lesquels nous devrions être en train de travailler. Des questions essentielles qui devraient faire l’objet de débats entre les hommes politiques.
A l’heure actuelle, seul le Parti Travailliste travaille sur ces questions et met en œuvre les changements nécessaires à la transformation de la société vers une société d’opportunité pour tous. Et ce n’est pas étonnant que le leader du Parti poursuit sa voie de façon sereine sans se laisser divertir par le cirque médiatique organisé pour le faire dévier de la voie qu’il s’est tracée.